Zimbabwe, élection de la terreur
Mars 2008
28 mars 2008, Les élections générales, samedi au Zimbabwe, promettent de se dérouler dans une transparence toute relative. En effet, médias et observateurs triés sur le volet, police et armées dans
les bureaux de votes.
...ceux « qui abusent de la courtoisie et de l'hospitalité de ce beau Zimbabwe, qui viennent pour autre chose que la couverture des élections, devraient faire leurs valises, s'en aller et nous
laisser en paix », a déclaré le ministre de l'Information Sikhanyiso Ndlovu.
...« Le gouvernement n'accueillera pas aimablement cette propagande impérialiste », a-t-il ajouté.
Pas étonnant que les médias comme la BBC, CNN, l'agence Associated Press ou le New York Times ont vu leurs demandes d'accréditation refusées.
Etat d'alerte maximale
Aucun trouble ne sera toléré ni dans la presse, ni dans la rue.
« Nous décourageons toutes les actions qui pourraient conduire à l'anarchie », a déclaré mercredi le chef de la police, au nom également de l'armée, des services pénitentiaires et du
renseignement.
« Tous ceux qui ont mis de l'huile sur le feu, évoquant des violences du style de celles du Kenya, doivent comprendre que la violence est un pauvre substitut à l'intelligence et un monstre qui peut
dévorer son propre créateur. »
J'aime bien cette expression "la violence... /.../ ...est un monstre qui peut dévorer son créateur". Et violence engendré par Robert Mugabe, dévora-t'elle son créateur ? Faut espérer, sinon pauvre
peuple.
Une économie moribonde
Le bilan économique et social du président sortant parle de lui-même : taux d'inflation annuel de 100.000%, taux de chômage de 80%, pénurie de médicaments et des produits de première nécessité,
croissance de -6%, espérance de vie de 39 ans...
Source : Afrik.com - par Fabien Mollon
Zimbabwe : l'alternance n'est pas au programme de Mugabe.
Comment peut-on continuer avec le même personnage et même gouvernement à la tête d'un état, qui ne pourra se redressé que dans 15 à 30 ans ?
Le changement ne pourra commencer que si et seulement si, il y avait changement. Ce qui est loin d'être le cas.
31 mars 2008
Alors que les résultats officiels ne sont pas encore annoncés, l'opposition proclame sa victoire électorale. Selon le MDC (Mouvement Démocratique pour le Changement) Morgan Tsvangirai aurait
remporté 60% des suffrages, contre 30% pour le président sortant Robert Mugabe.
Le secrétaire général du MDC, Tendai Biti, annonçait : « Mugabe a perdu l'élection. Chacun sait que personne n'a voté pour Mugabe, mais ils essaient maintenant de mitonner un résultat qui lui sera
favorable. »
Intimidations du gouvernement
Déclarations qui n'ont pas plaisir au régime, avertissant l'opposition que toutes déclarations précoces équivalait à une tentative de coup d'état.
Le porte-parole du gouvernement, George Charamba, a déclaré dans les colonnes du Sunday Mail : « Et nous savons tous comment on répond aux coups d'Etat ». dan s la nuit de dimanche à lundi les
forces de police anti-émeutes se déployaient.
Le quotidien Herald, proche du pouvoir, accuse l'opposition d'avoir « préparé ses partisans à la violence en préemptant les résultats et en revendiquant la victoire ».
Allons vers la violence ?
Source : Afrik.com - par Fabien Mollon
Zimbabwe : l'opposition s'annonce victorieuse.
Bob.
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